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Qualité de l’air

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L’enjeu

La qualité de l'air préoccupe de plus en plus les Canadiens.  Le rejet dans l'atmosphère de substances telles les particules, le dioxyde de soufre (so2), les composants organiques volatils (COv) et l'oxyde d'azote (NOx), qui contribuent au smog, et aux pluies acide, ainsi que d'autres polluants atmosphériques dangereux, comme le mercure, fait l'objet d'un suivi de plus en plus étroit.  La production d'électricité a partir de combustibles fossiles est a l'origine du rejet dans l'air d'une partie importante de ces substances.

En 1998, la part de contribution de la production d’énergie électrique aux émissions nationales de SO2, de NOx et de mercure fut respectivement de 20 %, de 10 % et de 25 %. Ces émissions sont produites en majeure partie en Alberta, en Saskatchewan, en Ontario, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, ce qui démontre l’importance de la production axée sur le charbon dans ces régions ainsi que la persistance d’une certaine dépendance à l’égard du mazout dans le Canada atlantique. Le Québec et la Colombie-Britannique représentent une faible partie des émissions du secteur de l’électricité en raison de la prédominance de l’hydroélectricité dans ces provinces.

La contribution de la production d’électricité à la qualité de l’air dépend de manière importante de la source d’énergie utilisée, du procédé de combustion et de la qualité de l’air à l’échelle régionale et locale. Ces facteurs peuvent varier grandement à l’intérieur d’une région et à l’échelle pays; le charbon utilisé en Nouvelle-Écosse est très différent de celui qui est utilisé en Alberta, les procédés de combustion varient d’une centrale à l’autre et les enjeux de la qualité de l’air peuvent être de nature très régionale (par ex., il y aura des pluies acides dans l’Est et du smog en Ontario et au Québec).
 

Intervention de l'industrie

L’industrie de l’électricité travaille actuellement de concert avec le gouvernement fédéral afin de trouver une démarche équitable en matière de réduction des émissions en vertu du Cadre de réglementation de la qualité de l’air. Les mesures de réduction des émissions atmosphériques doivent cependant être adaptées aux technologies, aux sources d’énergie et de production, aux pressions environnementales ainsi qu’aux conditions politiques et socio-économiques de chaque région. Les stratégies adoptées pour régler ces enjeux sont en général fondées sur un ensemble de principes visant à optimiser les solutions :  

  • Maintien d’un approvisionnement sûr, abordable et fiable en électricité
  • Gestion intégrée des diverses émissions atmosphériques (SO2, NOX, particules, Hg et CO2)
  • Prise en compte de la diversité des sources d’énergie et de production
  • Prise en compte des disparités régionales au chapitre de l’offre et de la demande d’électricité ainsi que des enjeux de la qualité de l’air
  • Souplesse des mécanismes de mise en œuvre permettant le recours à un éventail complet d’instruments du marché et autres

Compte tenu de ces principes, les entreprise s’appuient sur les quatre grandes avenues dont elles disposent pour gérer efficacement les émissions atmosphériques : la réduction de la demande d’électricité; la réduction des émissions associées à la production d’électricité; le captage et le contrôle des émissions; la réduction des émissions d’autres sources (compensations). Les entreprises élaborent et mettent en œuvre des stratégies qui intègrent une partie ou la totalité de ces options. Dans le marché, qui est en pleine évolution, le rôle des stratégies de gestion axée sur la demande menées par les entreprises est limité; néanmoins, l’ACÉ collabore actuellement avec Ressources naturelles Canada afin d’étudier des mécanismes de promotion de ce type de stratégies. Des mesures importantes ont également été prises en ce sens, notamment la mise en œuvre de procédés et de technologies qui réduisent efficacement les niveaux d’émissions résultant de la production et limitent les rejets. Les travaux de recherche et de développement se poursuivront en vue d’améliorer l’efficacité de ces stratégies. L’industrie continue aussi de rechercher des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre, qui contribuent de manière importante aux émissions atmosphériques.  

En 2002, L’ACÉ a lancé un programme intensif visant à améliorer l’information touchant les inventaires, la mesure et le contrôle du mercure. On trouvera plus de renseignements sur ce programme sur le site Web qui y est consacré, au www.CEAMercuryProgram.ca

Gestion de l'enjeu

Personne-ressource:
Giulia Brutesco
Gestionnaire, Environnement et Technologie
Tel: 613-688-2951
brutesco@electricite.ca

Documentation